Présentation des Soeurs de la Providence

La création de la Congrégation des Soeurs de la Providence

L’histoire des Soeurs de la Providence commence officiellement en 1843, année de la fondation de l’Institut de la Providence par Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal et Mme Émilie Tavernier-Gamelin. L’évêque, désireux de consolider la corporation laïque mise sur pied par Mme Gamelin afin de secourir les pauvres et les malades de Montréal, la transforme en communauté religieuse. Un an plus tard, le 29 mars 1844, soeur Émilie Gamelin et six novices prononcent leurs voeux d’entrée dans la Communauté, dans la chapelle de l’Asile de la Providence, siège de l’Oeuvre de la Providence.

La Congrégation des Soeurs de la Providence réunit des femmes chrétiennes qui se consacrent à répondre aux besoins des personnes pauvres, malades et marginalisées. Des milliers de femmes Providence se sont engagées depuis la fondation de la congrégation comme enseignantes, travailleuses sociales, infirmières, accompagnatrices spirituelles afin d’être actives dans la charité compatissante et la solidarité avec les pauvres.

À la mort de Mère Émilie Gamelin, en septembre 1851, après seulement huit années de vie religieuse, l’Institut de la Providence compte 7 maisons et 53 religieuses. Les Soeurs de la Providence vont prendre, au cours des années suivantes, une expansion très rapide.

Les premières années (1851-1913)

Entre 1851 et 1888, l’Asile de la Providence, devenue Maison-Mère, devient le siège de l’Administration générale et du noviciat.

En 1888, le Généralat (aujourd’hui l’administration générale) et le Noviciat quittent l’Asile de la Providence pour la nouvelle Maison mère, située sur la rue Fullum à Montréal. Dès 1891, moins de 50 ans après sa fondation, la Congrégation est constituée de 4 provinces au Canada: Montréal, Longue-Pointe, Joliette et Trois-Rivières (Québec); et de trois aux États-Unis: Vancouver (Washington), Missoula (Montana), et Portland (Oregon).

Les Soeurs de la Providence, à Montréal, ont participé à la fondation d'une nouvelle communauté pour les sœurs sourdes : Les Sœurs de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. Également elles ont contribué à la fondation d'une autre communauté, les Sœurs de la Providence de Kingston, Ontario,(1861-1866) sur demande de l'évêque.

En 1893, lors du cinquantenaire de la Congrégation, les Sœurs de la Providence de Montréal avaient déjà la gouvernance de 60 institutions : des maisons pour les personnes âgées, des écoles, des pensionnats et des orphelinats, les élèves sourdes ainsi que plusieurs hôpitaux, psychiatriques ou généraux et les Écoles normales.

En 1913, vingt ans plus tard, 31 institutions nouvelles avaient vu le jour dans l’hémisphère nord. Les ministères institutionnels se répartissaient ainsi : 49 dans les provinces de l’Est canadien; 29 dans les provinces de l’Ouest étatsunien et 13 dans la province de l’Ouest canadien. La Congrégation compte donc 91 institutions ou maisons.

La deuxième moitié du XXe siècle

 Comme l’ensemble de la société civile, la congrégation évoluera à travers les grands bouleversements de la première moitié du XXe siècle: crise économique et guerres mondiales, mais aussi les débuts de l’émancipation des femmes, l’avènement de l’art moderne, et l’explosion des découvertes tant technologiques que scientifiques.

 En 1962, dans la foulée du Concile Vatican II qui vient de s’ouvrir, la Congrégation des Sœurs de la Providence entame diverses restructurations: la Maison mère, l’administration générale, le noviciat et l’infirmerie des Sœurs sont transférés de la rue Fullum vers la rue Salaberry, à Cartierville, où ils sont toujours. En 1964, l’Asile de la Providence est démolie pour faire place au nouveau métro de Montréal.

Au cours de la Révolution tranquille au Québec, plusieurs œuvres sont remises aux mains d’administrations publiques, notamment dans les domaines de l’éducation et des services de santé. À partir des années 1960, les missions, inspirées par les besoins en santé, en éducation et en formation religieuse vont se multiplier à l’étranger : Argentine (1963 à ce jour), Syrie (1963-1967), Cameroun (1970 à ce jour), Tunisie (1971-1972 et 1982-1984), Algérie (1972-1979), Nigeria (1973-1981), Haïti (1976 à ce jour), Égypte (1977 à ce jour) et El Salvador (1995 à ce jour). Au cours des années 1990, des maisons de formation sont ouvertes à Febe, Cameroun (1990 à ce jour) et à Port-au-Prince, Haïti (1999 à ce jour).

Fondé par les trois provinces de l’Ouest, étatsunien et canadien, le 1er août 1989, le secteur Philippines est une nouvelle fondation ayant comme priorité le ministère auprès des pauvres et la promotion vocationnelle. Le 19 février 2007, le secteur est érigé officiellement en vice-province, sous le nom de Our Lady of Providence. Cette vice-province fut fermée en 2014 et les soeurs furent reliées à un autre groupe. 

Pour en savoir plus :

http://www.providenceintl.org/fr/histoire_historique.php

 

Émilie Tavernier-Gamelin, fondatrice
Mme Émilie Tavernier Gamelin, amie des pauvres


Mgr Bourget et les sept premières professes en 1844 
Emilie Gamelin et la fondation de la communauté des Sœurs de la Providence
Les trois Maisons-Mère des sœurs de la Providence
http://crc-canada.net/eglise-au-canada/eglise-19e-siecle/emilie-gamelin/#CONSOLATRICE_DES_PAUVRES
Sur les Pas d'Émilie